Le Père Guy Gilbert à Versailles… ou… Un loup dans la bergerie ??
C’est vrai qu’il détonne quelque peu, et le mot est faible, dans ce Versailles bien connu pour sa bonne tenue, vestimentaire tout autant que langagière…. Et pourtant, « ils » se sont déplacés, pour venir l’écouter « ce loup ». L’église est comble : une atmosphère d’attente gourmande, d’attente curieuse.
Guy Gilbert prend la parole … des mots simples, des mots « choc », des mots grossiers parfois, mais… de l’Amour, de la Joie, de l’Espérance, de la Liberté, à chaque détour de phrase ; des injonctions aux parents, frappées au coin du bon sens : passez du temps, beaucoup de temps, avec vos enfants (pardon, vos lardons) ; jamais on ne rattrape la présence ; aimez-les , beaucoup ; on n’aime jamais trop. Transmettez des valeurs, transmettez des racines, sinon, à quoi peuvent-ils se référer ? C’est le vide. Oui, l’Amour, c’est difficile, c’est exigeant. Avoir été aimé tout petit, c’est le tout de tout. Les jeunes attendent des parents un roc et trop souvent ils ont du sable « ah, si mon père m’avait tapé une fois»…
Savoir se réjouir aussi de la merveille qu’est l’Église : Le Christ a pris douze apôtres, parmi eux, Paul le terroriste, Pierre le Rambo, Judas le traître, et pourtant… 2000 ans après, l’Église est toujours debout et nous y avons tous notre place.
Quelques mots aussi sur « ses jeunes », là-bas, à la Bergerie de Faucon. Ses jeunes entourés d’amour certes, mais aussi d’animaux dont ils s’occupent avec passion ; la « zoothérapie est efficace.
Suit la messe ; tous sont une fois encore touchés par la joie contagieuse du célébrant, par sa certitude d’être aimé de Dieu.
Samedi soir : c’est ciné-lycée, film, pique-nique, discussion avec une bande de jeunes avides de découvrir de plus près le « curé des loubards ».
Autre célébration le dimanche, tout aussi chaleureuse, suivie d’un déjeuner ; le dernier ouvrage « Cœur de prêtre, cœur de feu » a fait lui aussi un tabac.
Merci à ses compagnons, Fredy et Carl. Merci Guy.